14 Belén Esteban | ¡ESPAÑA TE QUIERO!

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

¡ESPAÑA TE QUIERO!
Qu\'est-ce qui se cache derrière les éventails espagnols?, par Dominique Chaudey
Non classé | 30.10.2009 - 17 h 01 | 0 COMMENTAIRES
Santa Belén…

Étiquettes :

httpv://www.youtube.com/watch?v=VUP6SJzDqBo

L’été est bel est bien terminé en Espagne. Les chiringuitos ont fermé. La moyenne d’âge des touristes a pris 30 ans en un mois. Et plus aucun mollet doré à l’horizon. Les discussions en terrasse ne sont plus les mêmes, je me surprends même à faire des commentaires sur la Champions League (sponsorisée ici par… Heineken). Bref, une autre Espagne se prépare à passer l’hiver qui n’arrivera, je rassure ceux qui viendraient passer un week-end ici cet automne, pas avant le 20 décembre pour finir autour du 20 février. Tout change. Même les orangers qui commencent à prendre des couleurs. Tout. Sauf Belén Esteban. Belén qui?

Inconnue en France, Belén Esteban est une star en Espagne. Et une star à l’espagnole. Un récent sondage la plaçait largement en tête des personnalités préférées des Espagnols, loin devant Vicente Ferrer, la version masculine et espagnole de Mère Teresa. Qui donc est-elle? Une animatrice-télé phénomène, qui, à part ses passages remarqués dans Salvame, l’émission phare de Telecinco, ne fait rien. Et pourtant, elle est partout: en couverture de presque tous les magazines people, toutes les chaînes de télé parlent d’elle, des articles entiers sur le phénomène Belén sortent régulièrement dans El Pais ou El Mundo… Même les déjeuners de famille avec mi suegra (ma belle-mère) Rosenda et toutes les tias (tantes) font l’objet de discussions enflammées entre pro et anti-Belén.

Allez, mini bio de celle qu’on appelle La Reina Plebeya. Oui, oui, vous avez bien compris: la Reine du peuple. Une Lady Di sans couronne, quoi! Belén a été l’épouse de Jesulin de Ubrique, une star de tauromachie. Ils ont eu une fille Andrea. Depuis leur séparation, la Belén en question étale les détails de sa vie privée dans tous les médias espagnols. Son deuxième mariage, sa première rupture, puis la deuxième, puis la troisième. Ne cherchez pas à comprendre, on parle d’elle tous les jours.

Elle rit, elle pleure, elle crie. Ses sorties sont cultes, notamment le «¡Por mi hija, mato!» («Pour ma fille, je tue»). Elle frise (pour être gentil) la vulgarité. Physiquement, c’est une bimbo qui serait passée entre les mains d’un mauvais chirurgien: un mélange de Sandrine Quetier et de Brigitte Fontaine. Et cerise sur le gâteau, elle souffre d’un mauvais diabète.

Alors pourquoi toute cette passion autour de la Belén? Peut-être parce que contrairement à beaucoup d’animatrices de télévision, et pas seulement en Espagne, qui sont lissées, policées, toutes propres sur elles, la Belén ne transige pas. Elle dit les choses sans prendre aucune pincette. Gaffes, boulettes, elle n’en rate aucune. Mais elle le fait avec tellement de convictions! Et avec beaucoup d’émotion. Quel gay espagnol n’a pas versé sa larme quand elle a défendu comme une folle el Orgullo gay de Madrid? Et c’est donc tout naturellement qu’elle est devenue une icône gay. Ne vous étonnez pas de voir un jour ici un musclor avec un tee-shirt «¡Arriba la Esteban!» Et moi? Cœur d’artichaut que je suis, j’ai fondu devant la Belén, autant que mon Javier d’amour qui «¡Por la Belén, mata!»

Conseil du jour pour jouer à l’Espagnol: Tu lèveras les yeux au ciel quand un Français te parlera du patrimoine espagnol en faisant référence à Carmen. L’opéra est de Georges Bizet et le roman de Prosper Mérimée. Oups.

Publicité